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Écrire la rupture |
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De gauche à droite Nicole Bary (micro) - Julia Joch - Cécile Wajsbrot - Alek Popov - Barbara Honigmann |
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Regards croisés des écrivains allemands, français et bulgares, après la rupture des années 80-90 Si le style littéraire est l’expression d’une langue et si l’interaction culturelle apporte des nuances nouvelles, il y a un vécu qui est purement européen et marque profondément la littérature européenne : la chute du Mur de Berlin. Deux semaines après cette conférence, Madame Nicole Bary, a animé une table ronde avec des écrivains pour qui cette page d’histoire est l’élément essentiel de leur inspiration. La lecture des passages de leur œuvre apporte un témoignage unique et quelque peu surprenant pour nous Français, trop éloignés de cette Europe centrale et orientale. L’impression la plus marquante est celle qui imprègne l’œuvre de Julia Joch, jeune écrivaine allemande de l’ex- RDA. Elle avait 15 ans lorsque le mur s’est effondré. Du jour au lendemain dans la petite ville où elle vivait son cadre de vie s’est évanoui. Les objets quotidiens avait perdu leur sens. Les bâtiments étaient vidés de leur fonction. Des décombres témoignaient d’une époque révolue. On ne retrouve rien de la tonalité dramatique de Julia Joch chez Alek Popov, écrivain bulgare. C’est avec humour et un certain ton sarcastique que l’écrivain décrit cette période et ironise sur l’aide humanitaire qui acheminait vers ce pays, en proie à une pénurie des produits de première nécessité, des cargaisons parfois surprenantes. de l’eldorado de l’Ouest Cécile Wajsbrot, Française de parents polonais immigrés, essaie de retrouver les traces de ce monde fantomatique de ceux qui furent obligés de fuir vers une terre inconnue et souvent hostile et de ceux qui restèrent mais disparurent dans le brouillard d’une histoire indicible. Madame Nicole Bary fait partie de ces personnalités qui tisse inlassablement des liens à travers cette mosaïque de cultures pour faire circuler la sève créatrice d’un bout à l’autre du continent. Au nom du Comité Européen Marseille, sa présidente lui a remis, en gage de reconnaissance de son action, un presse papier de la Monnaie de Paris avec les douze étoiles, symbole d’un espoir nouveau. Monique Beltrame Barbara Honigmann a lu des extraits de "Eine Liebe aus nichts" (Hanser) Cécile Wajsbrot « Le Mémorial » édité chez Zulma. |
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